Du 8 au 11 avril 2013
Ouvéa est une petite île vraiment très sympa ! Comme le temps est toujours très menaçant nous suivons les instructions de la maitresse de maison en installant notre tente à l’intérieur d’une petite case en construction. Au fil des jours nous découvrirons avec curiosité la manière dont on habille ces petites maisonnettes en bois et feuilles de cocotiers pour une durée de trois à dix ans selon l’étanchéité.
En montant vers le nord de l’île, nous passons devant les grilloirs où les cocos sont légèrement grillées avant d’être transportées à la distillerie où nous arrivons à présent.
Une forte odeur envahit la grande salle d’extraction d’huile, les cocos prédécoupées sont déversées dans un broyeur puis distillées pour en extraire la précieuse huile ; Deux tonnes de cocos donnent mille litres d’huile.
Les résidus secs sont, à leur tour, broyés et destinés aux cochons (bien meilleur que la farine animale !) La coco est très présente ici, un tiers de la production d’huile sert à la fabrique de savon et les deux tiers sont utilisés pour alimenter l’ensemble de l’île en électricité (à Ouvéa, on n’a pas de pétrole mais on a des idées
) Le cocotier est donc un arbre extrêmement important puisque son tronc et ses branches servent à la construction des cases ainsi qu’à la confection de décorations et la coco, en plus d’être un fruit délicieux, sert à produire de l’huile, fascinant
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Nous visitons la fabrique de savon voisine. La méthode de fabrication est simple : on procède à la saponification, réaction entre la soude caustique (lessive) et un corps gras (ici l’huile de coco) en chauffant l’ensemble à 40° (le pouvoir détersif du savon dépend de l’huile utilisée dans la saponification). Des parfums peuvent être rajoutés si nécessaire en fin de préparation à basse température.
Le savon liquide est coulé dans des coffrages en bois où il repose pendant 48 heures, temps nécessaire pour refroidir et durcir.
Il est ensuite démoulé à la main (on écarte les planches des caisses pour le libérer) puis coupé au fil à beurre en boudins qui, à leur tour, seront redécoupés en petits rectangles. Enfin une machine arrondit les côtés et incruste le logo de la fabrique sur le savon qui sera emballé manuellement sous film plastique ou dans des boîtes en carton. Les déchets restants après la découpe sont réduits en paillettes pour la lessive en poudre, rien n’est perdu
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Petite halte au Trou bleu d'Hanawa où de beaux poissons frétillent dans l’eau claire. Le trou aux tortues quant à lui abrite une grande quantité de tortues qui jaillissent des profondeurs pour venir prendre une bouffée d’air ! Alors que nous guettons chaque frémissement de l’eau, une vingtaine d’adolescents arrive et plonge sans retenue dans l'eau, anéantissant notre chance de revoir les tortues
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Après une petite balade sur les belles plages environnantes, nous allons dîner « au soleil levant » ; Au menu crabe de cocotier, manioc, igname et taros, découverte de nouvelles saveurs
. La « maman » qui tient le restaurant connait bien les plantes médicinales et nous parle de leurs vertus, de leurs associations aux rêves prémonitoires de guérison, des coutumes et de la nécessité de garder le secret des recettes miracles. Soirée très intéressante
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Aujourd’hui nous descendons dans le sud de l’île, sur notre trajet nous découvrons le travail artisanal local notamment la sculpture sur bois effectuée avec différentes essences dont le bois de senteur qui offre l’opportunité de sculpter des statues bicolores.
Un petit sentier nous conduit aux falaises de Lekiny, dans la roche on distingue les cavités où jadis reposaient les défunts de l’île.
Depuis le pont de Mouli, nous contemplons les plages de rêve et dans l’eau, malgré la houle, nous distinguons de grosses raies. Soudain, une petite raie bondit hors de l’eau à plusieurs reprises, nous comprenons très vite pourquoi en voyant un gros requin la courser
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Petit tour dans le village où l’on découvre la grande chefferie, l’église et la grotte adjacente.
Nous flânons sur la plus belle plage de l’île, à l’horizon les dégradés de bleus sont sublimes. Suivant la marée, des bandes de sable s’enfoncent vers la mer, marcher sur ces minuscules îlots éphémères est vraiment magique
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Retour au camping en stop, formule très répandue sur les îles. Nous nous retrouvons à l’arrière d’un pick-up accompagnés de deux belles petites filles, une très timide et l’autre très bavarde
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Au dîner, nous avons commandé un « Bouniat » ce plat local constitué de divers tubercules accompagnés de poulet ou poisson, baignant dans du jus de coco et enfermés dans des feuilles de bananier que l’on cuit à l’étouffer durant des heures sur des pierres chaudes déposées dans un trou creusé dans la terre. L’éblouissement n’est pas au rendez-vous mais nous nous devions de goûter ce met si populaire
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