Du 12 au 16 avril 2013
Notre dernière destination en Nouvelle Calédonie est l’île des pins. Nous profitons d’une éclaircie pour embarquer à bord d’une pirogue qui traverse la baie d’Upi qu’on nomme ici « la petite baie d’halong ».
Puis un petit sentier traversant la forêt et longeant une magnifique rivière turquoise, nous conduit vers la baie d’Oro en une quarantaine de minutes, à la « piscine naturelle », un aquarium géant où des poissons par centaines tourbillonnent dans l’eau translucide
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Sur la plage des centaines de petits crabes noir et rouge s’enfuient dans leur trou au moindre frémissement du sable sous nos pas. Nous restons des heures durant dans cet endroit exceptionnel.
Nous visitons les vestiges du bagne enfouis dans la forêt tropicale où plus de quatre mille déportés de la métropole furent enfermés entre les années 1872 et 1880 et purgèrent leur peine dans des conditions terribles
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Nous assistons à une petite séance de danses traditionnelles en plein air avant de flâner sur les longues plages de sable fin.
L’île est nommée ainsi en raison des immenses forêts de pins qui la recouvrent mais on trouve également des Bugnys, aux longues branches crochues, qui semblent tirés d’un film d’épouvante !
Aujourd’hui tous les scooters et vélos sont loués, nous décidons donc d'effectuer notre parcours à la « Pékin express » , c'est à dire de faire du stop et d’aller partout où on veut bien nous emmener
. Nous découvrons ainsi les grottes de la Reine Hortense, immenses cavités sombres et glissantes abritant de belles stalactites ainsi que des milliers de chauves souris, la dernière grotte laissant pénétrer la lumière du jour par une grande ouverture vers le ciel.
Puis route vers la ville de Vao où une petite église dédiée à la Sainte Vierge est plantée dans un décor verdoyant.
Nous marchons une petite heure depuis la baie de St Maurice jusqu’à la baie de St Joseph qu’on peut rejoindre à marée basse et qui offre encore de belles vues sur la mer.
Nous terminons notre séjour par une petite randonnée sur le pic N’Ga qui surplombe toute l’île offrant un panorama superbe.
Avant de nous détendre sur la superbe plage de Kanumera entourée d’arbres immenses et de surprenants rochers plantés dans la mer sur lesquels des arbustes ont pris racine
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Retour à Nouméa où David, Titouan et Eliot nous attendent (Audrey et le petit Malo étant en métropole). Nous apprécions une dernière fois la compagnie de cet attachant trio masculin durant les quelques heures qu’il nous reste sur le caillou et c’est avec un réel pincement au cœur que nous leur faisons nos adieux pour partir vers de nouveaux horizons
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Notre impression sur la Nouvelle Calédonie
La Nouvelle Calédonie, territoire français d’outre mer, est un archipel aux paysages et aux identités multiples.
Elle, possède cinq signes identitaires : un nom, un hymne et un drapeau qui lui sont propres, une monnaie (le franc pacifique) aux illustrations singulières (un côté du billet relatif à la Nouvelle Calédonie et l’autre face relative à la Polynésie) et une devise qui est « terre de parole, terre de partage ». La population qui vit dans l’archipel est issue d’origines culturelles très différentes, les mélanésiens, les caldoches (descendants des colons blancs), les wallisiens, tahitiens, indonésiens, asiatiques et autres métissages. Tous se considèrent calédoniens à part entière. Sans oublier tous les métropolitains arrivés, récemment ou depuis des années sur le territoire et qu’on appelle ici « les zoreilles ».
L’entente entre tout ce petit monde est compliquée et même si les relations semblent cordiales, les tensions sont palpables. Nous avons été reçus avec beaucoup de gentillesse dans les tribus mélanésiennes mais nous avons aussi été victimes de vandalisme (voiture fracturée et vol) dans un secteur où le désir d’indépendance est fortement revendiqué, le sentiment de sécurité qui nous a accompagné durant notre long voyage s’est ici totalement évaporé.
La vie en tribu est tout à fait singulière et les tribus elles mêmes sont différentes. Cette vie en communauté à ses propres règles, elle est basée sur le partage et le respect de l’autre et semble refléter un idéal de vie. L’évolution des jeunes qui, en contact avec les technologies actuelles, s’éloignent irrémédiablement des us et coutumes propres à la vie en tribu, semble annoncer un changement à moyen terme.
Nous avons adoré les paysages du sud de la grande terre vers la rivière bleue et les splendides falaises de Hienghene et tant d’autres endroits fascinants. Les petites îles voisines ont, quant à elles, un charme fou, dotées de plages de rêve et d’habitants chaleureux. Notre seul regret est de ne pas avoir pu profiter au maximum de tous ces endroits magnifiques en raison du temps qui a souvent été pluvieux.