Du 8 au 21 juillet 2012
Après 15 heures de route à bord d’un vieux bus local, nous arrivons à destination de Poso vers minuit, les hôtels sont tous complets et nous sommes contraints de dormir à la belle étoile
. Des indonésiens, hébergés dans l’hôtel où est organisé leur conférence sur le micro crédit, nous invitent gentiment à leur table dans le hall, nous proposent des boissons, des cacahuètes et nous font la conversation une bonne partie de la nuit.
Au petit matin, nous prenons notre petit déjeuner, un bon café est vraiment bienvenu ! Encore six heures de mini-bus pour arriver à Ampana, après une bonne douche nous passons une soirée détente et une bonne nuit pour récupérer de la veille. Dès le lendemain nous embarquons sur un petit bateau pour trois heures de traversée à destination de Bomba une des nombreuses îles de Togian.
A bord du vieux rafiot, nous regardons avec consternation, les passagers jeter tous leurs déchets par-dessus bord, couches-culottes, bouteilles et sacs plastique flottent sur la mer en direction des belles plages
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Nous arrivons enfin sur l’île de Bomba où on nous annonce que les bungalows sont complets, décidemment nous ne sommes pas chanceux ! On nous propose toutefois de rester jusqu’au dîner sur l’île pour profiter de la plongée avant de nous emmener en petite barque au village d’en face où nous sommes hébergés chez l’habitant. Les demeures sont sommaires et nous découvrons les conditions de vie des locaux, qui ne bénéficient que de quelques heures d’électricité en fin de journée, qui cuisinent au feu de bois et qui se lavent encore à l’aide de petits récipients, à l’eau froide bien entendu.
Sur Bomba, aucun logement ne s’est libéré et aucun bateau n’est prévu pour nous emmener vers une autre destination
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La chance nous sourit enfin quand un bateau privé accoste l’île avec à son bord quatre Francos-Belges, qui nous proposent gentiment de les rejoindre. Nous sommes désormais huit à bord du bateau, Martine et Thierry, Nicole et Thierry leurs amis Français, Audrey et Jonathan, un petit couple qui nous accompagne depuis Rampateo et nous deux.
Nous arrivons sur la minuscule île de Pangempa. Nous nous installons dans un petit bungalow au bord de la mer, où quelques petites chauves-souris pendent au plafond.
Nous avons hâte de découvrir les nouvelles espèces de poissons qui habitent ces lieux, malheureusement le temps est capricieux et nous devrons attendre une journée avant de prendre un bateau pour explorer les fonds marins. Heureusement, les jeux de tarot et d’échecs aident à passer le temps ! Martine, aquarelliste de renom, complète son carnet de voyage en peignant de nouvelles représentations.
Après le coucher du soleil, on nous propose d’aller voir les crabes de cocotiers qui peuvent peser jusque cinq kilos ! Nous n’en découvrons que des petits mais qui sont tout de même impressionnants.
Le soleil est au rendez-vous ce matin, nous filons de suite en bateau pour aller découvrir les fonds marins, trois spots de plongée au planning du jour, le premier pour admirer les coraux de toute beauté, endroit que nous aurons beaucoup de mal à quitter !
Le deuxième lieu de découverte est un petit lac à l’intérieur de l’île, où l’on peut plonger avec des méduses inoffensives pour l’homme, c’est une première pour nous de pouvoir toucher ces majestueuses boules fluorescentes !
Nous atteignons notre dernière destination, une petite plage « Robinson Crusoë » où nous nous installons pour déjeuner avant d’aller plonger à nouveau dans les eaux cristallines où de nombreux poissons multicolores nous attendent.
Nous avons beaucoup de mal à quitter l’île de Pangempa pour prendre le bateau de nuit jusqu’à Gorontalo. Encore un vieux ferry plein à craquer ! Les locaux s’installent comme chez eux au sous sol, tandis qu’au premier niveau les places sont prises d’assaut. Nous jouons à nouveau de malchance, plus de place couchette pour nous ! Après que Didier est joué une partie d’échec avec un jeune indonésien très doué, nous décidons de dormir sur le pont à la belle étoile et des étoiles nous en comptons par milliers dans le ciel dégagé de cette nuit claire, nous passerons donc plus de temps à contempler la voie lactée qu’à dormir à poings fermés
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