Du 14 au 25 mars 2013
Après 20 mois et 6 jours que nous avons quitté notre mère patrie nous retournons en France
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Et c’est Audrey qui nous accueille à l’aéroport tel un couple princier avec grand sourire et colliers de fleurs.
Elle nous emmène dans sa petite tribu « la tribu des Biboulous », issue de la Picardie et installée à Paita depuis deux ans. Nous nous étions rencontrés en Tasmanie et ils nous avaient gentiment proposé de nous héberger et de nous briffer sur la Nouvelle Calédonie et ses îles voisines. Nous voici donc installés dans cette jolie maison avec vue sur la mer et les ilots tout proches, chaleureuse et pleine de vie avec les trois adorables petits « Zoreilles » Eliot, Titouan et Malo qui se préoccupent constamment du bien être de leurs parents en prenant bien soin de ne pas les laisser s’ennuyer une seule seconde dans la journée
. Nous passons quelques jours avec notre famille d’accueil qui nous bichonne, nous fait découvrir la beauté des îlots voisins et des fonds marins, nous fait goûter les poissons du coin, des marmelades au citron vert et des gâteaux maison ! Le bateau de David étant en réparation, leur ami Gildas nous prête spontanément le sien pour une petite virée en mer et Christil, un autre frère de cœur, nous emmène dans le lagon toute une journée, bref un début de séjour vraiment très cool
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Nous sommes heureux d’entendre tout autour de nous la langue de Molière, de savourer du bon pain, de la charcuterie et surtout du bon vin français
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Nous quittons notre famille en or pour partir vers Poe. Le temps est pluvieux, hé oui c’est la saison des pluies nous confirme le gérant d’une petite distillerie d’huiles essentielles où nous découvrons l’huile de Niaoulis (eucalyptus à l’écorce épaisse et blanchâtre qui pousse dans toute la NC sauf aux îles loyauté) aux mille vertus notamment en cas de rhume ou de bronchite, l’huile extraite des feuilles de cet arbre dégage un parfum très odorant qui envahit la petite boutique dès l’ouverture du petit flacon que nous venons d’acheter !
Arrivée à Poe en fin de journée sous une pluie torrentielle
. Au matin le ciel est toujours très couvert, nous décidons de remettre à plus tard notre visite sur place et remontons vers Poingam en passant dans le petit village de Poum où nous apercevons des maisons traditionnelles.
Poingam est un très bel endroit au bord de la mer où on peut découvrir la faune et la flore sous marine, faire de belles petites balades dans les collines abritant des chevaux sauvages et bien d’autres créatures plus ou moins sympathiques
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La végétation ici est surprenante et partout dans le camping des arbres fruitiers (citroniers, papayers, avocatiers…) un petit coin vraiment très chouette
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Nous descendons la côte est, nous traversons des champs de fleurs, des routes bordées de forêt tropicale où cocotiers et bananiers poussent à l'état sauvage par centaines, nous grimpons des collines verdoyantes avant de passer le bac de Hienghene lui aussi très spécial !
Le beau temps faisant son apparition, nous découvrons cet endroit magique avec ses massifs de calcaire karstique gris anthracite plantés dans l’eau et bordés par des plages magnifiques. Les fonds marins sont ici très beaux et encore bien préservés.
Différents points de vue surplombant la mer nous offrent un panorama superbe sur les rochers dont certains ont une forme très étrange comme la fameuse poule ou encore le sphinx
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Il fait très lourd et notre petit bain de pieds dans la rivière où l’eau est bien fraîche nous fait un bien fou
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Dans les terres nous distinguons à peine les petites maisons en tôle ondulée, en bois ou en béton enfouies dans la forêt et toujours entourées de magnifiques jardins entretenus avec beaucoup de soin.
Les arbres aux mille essences se reflètent dans l’eau transparente des rivières, c’est vraiment superbe !
Nous grimpons les verdoyantes collines du Col des Roussettes, en chemin nous nous arrêtons devant un stand de fruits, le principe est simple et identique à l'Australie et la Nouvelle Zélande : pas de vendeur, on prend ce que l’on veut et on met la somme correspondant à nos achats dans la petite boîte en fer posée sur la table
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La brume s’installe en fin de journée réduisant toute visibilité, visite terminée pour aujourd’hui
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Nous sommes de retour à Poé, nous empruntons le sentier des trois baies offrant de belles vues sur la mer, puis nous entrons dans le Rocher percé où un passage étroit, creusé dans la falaise, nous conduit sur une jolie plage.
Juste à côté, la falaise érodée s’est détachée dans la mer formant un bloc isolé qu’on nome ici le Bonhomme de Poe.
A La Foa, nous flânons quelques instants dans un petit parc rempli de totems représentant l’univers de la mer, le travail de la terre, le métissage ou encore quelques proverbes.
Et à Farino nous faisons une balade en forêt jusqu’à la petite cascade entourée d’une végétation tropicale superbe.
Du 26 mars au 1er avril 2013
Sur la route vers Canala nous passons devant un établissement de sources thermales désaffecté, des baignoires en plein air gisent sur le sol, des tuyaux percés acheminent encore l’eau chaude sulfurée jusqu’aux bassins encrassés par l’usure. Il y a sur cette île un potentiel énorme qui demeure inexploité pour des raisons multiples et complexes et nous trouvons cela vraiment dommage
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Entre Canala et Thio nous devons emprunter « la route à horaires », cette dernière se nomme ainsi en raison des tranches horaires imposées pour éviter tout croisement de voitures, treize kilomètres de sens unique ! En chemin on comprend vite pourquoi cette règlementation a été instaurée ! Nous traversons une zone à forte présence d’amiante et arrivés au dixième kilomètre, nous sommes stoppés par des travaux qui bloquent complètement la voie et qui nous obligent à faire demi-tour et à repartir sur Canala
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Nous traversons la ville où sont dressés de beaux totems à l’effigie de Christian Karembeu, footballeur kanak et grande fierté nationale, pour le remercier de sa participation à la construction d’écoles et de structures de loisirs ici même.
Nous grimpons jusqu’à la cascade de Ciu. Un aller retour de dix minutes pour voir la cascade sans grand intérêt ainsi que le beau point de vue sur la vallée
et en arrivant à la voiture nous apercevons un voyou qui s’enfuit, ce dernier a brisé une vitre de notre véhicule et dérobé nos objets personnels (dont mes lunettes de vue)
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Le gendarme qui enregistre notre plainte nous confirmera que bon nombre de touristes rencontrent ce genre de soucis dans ce secteur qu’il vaut mieux éviter ! Résultat, bien des tracas et une perte de temps considérable pour régler le problème.
Nous sommes contraints d’abréger notre visite de Nouméa pour racheter tout ce dont nous avons besoin
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Nous partons vers les terres rouges du sud et traversons des endroits superbes où cascades et rivières scintillent dans un décor ocre. La route est parfois difficile, nous passons devant l’ancienne mine et l’usine de traitement du nickel en longeant quelques beaux points de vue sur la mer.
Nous arrivons à la Rivière Bleue, dans la lumière matinale nous découvrons un paysage magnifique !
Petite randonnée à travers la forêt tropicale où nous surprenons des cagous, oiseaux endémiques de Nouvelle Calédonie ; Ces derniers ne volent pas, leurs ailes colorées à l’intérieur ne servent que pour la parade amoureuse ou pour se défendre d’un éventuel prédateur, ils possèdent également une petite crête qu’ils déploient de temps à autre, male et femelle sont quasiment identiques.
Nous atteignons la forêt noyées où de longs troncs dénudés restent encore debout dans les eaux transparentes de la rivière donnant une atmosphère singulière à ce lieu.