Jeudi 27 octobre 2011
ujours sous la grisaille, nous partons pour le village de Chengyang réputé pour son célèbre « pont de l’abri contre le vent et la pluie ». Superbe pont de bois situé à l’entrée du hameau sous lequel les villageoises proposent leurs broderies et leurs bijoux de pacotille et sur la place centrale des jeunes filles costumées dansent accompagnées par des musiciens. Plus haut sur la colline nous découvrons un beau panorama sur le village.
Vendredi 28 et samedi 29 octobre 2011
Nous quittons cet endroit typique, durant le trajet, toujours des parcelles de riz à perte de vue. Nous retrouvons le bruit et la foule à Guilin où le beau temps est revenu, enfin du soleil !
Cette grande ville accueille beaucoup de touristes notamment des occidentaux et cela fait un bien fou de croiser des gens dans les rues parlant la langue de Molière ! La qualité des restaurants est plus adaptée au tourisme également et nous faisons le plein de bonne cuisine, nous qui avons tant souffert du manque de choix dans les menus !
Lieu touristique oblige, la moindre petite visite coûte encore des dizaines de yuans, nous privilégions donc la visite de trois pagodes et nous longeons le lac où une vue sur le célèbre rocher de l’éléphant (enfin il faut vraiment beaucoup d’imagination pour distinguer l’animal !) est proposée moyennant contribution, nous nous contentons de regarder les photos à l’entrée du site et cela nous suffit amplement !
Dimanche 30 octobre et Lundi 1er Novembre 2011
Les rizières en terrasse de l’épine dorsale du dragon à Longji sont une merveille du travail des hommes pour cultiver le riz dans les montagnes. Des étages de terre colorée forment ainsi un panorama d’une beauté sans pareil. Nous dormons dans le village blotti au cœur des rizières pour profiter du site au maximum et la grande marche en solitaire que nous entamons à travers les cultures nous enchante totalement !
Mardi 2 au samedi 5 novembre 2011
Nous quittons cet endroit magique avec de belles images plein la tête pour nous rendre à Yangshuo petite ville très touristique située au cœur des collines.
La descente de la rivière Li est une activité incontournable dans les environs de la ville et on trouve un tas d’endroits où prendre le « bambou-boat ». Nous avons opté pour un départ aux pieds des célèbres montagnes représentées sur le billet de 20 yuans chinois. La ballade en bateau est des plus plaisantes, de chaque côté de la rivière les collines se dressent majestueusement et on peut les admirer à perte de vue. Un moment exquis que ces quelques heures en radeau !
Nous avons dégoté un scooter pour aller faire une grande ballade dans les terres. Il fait beau et les panoramas sont splendides. Nous longeons la rivière Li où de multiples bambou-boats glissent paisiblement sur l’eau. Nous parcourons ici près de 80 kms sans nous lasser de la beauté des paysages, des cultures de fruits et de thé s’étendent sur tout le territoire. Nous sommes toutefois navrés de constater que les serres en plastique couvrent parfois les collines jusqu’au sommet remplaçant les belles forêts, culture intensive oblige !
Pour faire un peu d’exercice, c’est en vélo que nous nous écartons du brouhaha de la ville pour nous rendre dans les villages avoisinants où les paysans s’affèrent à cueillir mandarines, pamplemousses et kakis. C’est la pleine période de récolte et nous en profitons pour savourer ces fruits plein de saveur. Nous empruntons les labyrinthes de routes de terre toute la journée et c’est bien fatigués mais ravis que nous rentrons à la tombée de la nuit.
Dimanche 6 novembre 2011
Nous sommes à Nanning, étape relais entre la Chine et le Vietnam.
L’incontournable à nos yeux dans cette ville est le jardin botanique Qing xiu moutain. Immense et magnifique arborétum aux allures de forêt tropicale, aménagé pour de longues et paisibles promenades.
Lundi 7 novembre 2011
C’est le grand jour ! Nous prenons le bus « Nannig-Hanoï » qui nous emmène au Vietnam en une petite journée. Le passage des deux frontières est très sympa : le bus nous arrête en Chine et nous prenons deux petits minis-bus électriques ressemblant aux véhicules de golfeur pour nous présenter aux autorités chinoises puis vietnamiennes (un minibus jaune pour la Chine bien sûr et un minibus blanc pour le Vietnam) puis embarquement dans un autre bus pour Hanoï, un jeu d’enfant !
Notre impression sur la Chine
Sentiment très mitigé sur ce pays très contrasté.
Nous avons découvert des endroits fabuleux où la nature offre des panoramas à couper le souffle. Difficile de faire un choix sur ce qui nous a le plus fasciné, Didier a beaucoup aimé le circuit dans les villages pittoresques qui longent le lac à proximité de Dali, où on a l’impression que le temps s’est arrêté ; Pour ma part, j’ai été subjuguée par les rizières en terrasse de Longji mais beaucoup d’autres endroits magiques resteront gravés dans nos mémoires.
Nous avons toujours voyagé avec confiance et sans aucun sentiment d’insécurité ce qui est très appréciable.
Les Chinois sont plutôt sympas et honnêtes dans l’ensemble mais ils manquent cependant de propreté, de savoir vivre et sont d’un sans gêne inouï ! Ils fument énormément et ils ont la fâcheuse manie de cracher partout. Heureusement, les villes sont nettoyées très régulièrement contrairement aux villages. La cuisine chinoise n’est guère très appétissante, pimentée et toujours à base de riz ou de nouilles et nous ne nous sommes pas vraiment régalés durant notre séjour.
Le mot communisme ne veut, bien entendu, plus rien dire dans ce pays où le business fonctionne à 200 % ! Toutes les visites sont payantes : montagnes, villages, sites naturels. La restauration et les transports sont toutefois à un prix dérisoire.
On trouve des boutiques « China mobile » partout, y compris dans les petits villages retirés car ici tout le monde à son portable. La mode impose également sa loi dans les grandes villes où les boutiques de prêt à porter sont innombrables.
Nous avons constaté des écarts de niveau de vie énormes notamment dans la province du Guizhou où bon nombre de villageois vivent dans la misère. Le contraste entre la modernité des grandes villes aux buildings gigantesques ainsi qu’aux infrastructures démesurées et l’absence d’évolution dans les campagnes où les paysans travaillent encore à la main avec des méthodes moyenâgeuses nous a totalement surpris.
Parfois nous avons adoré la chine et parfois nous l’avons détesté mais ces deux mois et demi passés ici nous laisseront en tout cas des souvenirs par centaines !