Du 13 au 22 juin 2012
Nous prenons le ferry puis le bus pour rejoindre Bali et nous nous installons à Ubud une ville animée et pleine de charme.
Nous faisons une longue ballade dans « la forêt des singes » où de grands arbres abritent des centaines de primates en plein cœur de la ville, à l’intérieur de la forêt, des statues envahies peu à peu par la mousse et un petit temple, nous apercevons des chauves-souris endormies sous la charpente d’un bâtiment.
Ubud est aussi réputée pour ses spectacles de danses traditionnelles Legong racontant les légendes balinaises que nous découvrons avec beaucoup d’intérêt.
Nous louons un scooter, notre moyen de transport préféré et, avec Lucie et Benoit un adorable petit couple de bretons, nous partons découvrir les alentours de la ville où d’innombrables boutiques proposent des objets artisanaux (objets taillés dans le bois, cerf volant, tête de bœuf sculptée, instruments de musique en bambou, poteries, vanneries…).
Nous longeons de magnifiques rizières en terrasse avant d’atteindre le temple des sources sacrées de Tirta Empul où des sources d’eau chaude jaillissent du centre du temple pour aller remplir des bassins dans lesquels les pèlerins viennent se baigner et déposer des offrandes, on raconte que ces eaux sacrées possèdent de nombreuses vertus.
Puis nous descendons vers la rivière pour atteindre le sanctuaire Gunung Kawi où d’imposantes statues de huit mètres de haut ont été sculptées dans la paroi rocheuse au creux du canyon, un endroit superbe. En remontant les nombreuses marches, nous croisons un sculpteur de coco qui fabrique de beaux objets en taillant délicatement la noix de coco, impressionnant !
Puis nous nous rafraîchissons en buvant un bon jus de coco en contemplant les belles rizières qui nous entourent.
Nous arrivons au point de vue sur le volcan Gunung Batur, dont le cratère culmine à 1717 mètres avec un grand lac à ses pieds. On distingue encore très nettement la coulée de lave qui s’est produite en 2000 ! Le panorama est splendide malgré la brume qui envahit l’horizon.
Nous descendons au bord de l’eau où les paysans cultivent la terre fertile, puis nous contournons le volcan par la route en prenant le temps de nous arrêter à chaque beau panorama et il y en a beaucoup ! Tout au long du trajet, plein de stands de fruits frais : oranges, fruits de la passion, ananas, bananes, papayes, il y en a pour tous les goûts !
Puis nous rentrons tranquillement partager notre soirée avec nos deux nouveaux compagnons du moment qui nous ont dégoté une bonne adresse de restaurant
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Nous enfourchons à nouveau notre deux roues pour aller découvrir le centre de Bali. En chenin nous faisons une halte au temple de Taman ayun à Mengwi datant du 17ème siècle, avec ses toitures très originales.
Aujourd’hui les jeunes étudiants fêtent Saraswati en se rendant dans les temples pour honorer la déesse de la connaissance, chacun d’entre eux dépose une offrande de fleurs et de nourriture dans le temple et des livres sont aspergés d’eau sacrée.
Nous traversons le marché aux épices, des étals colorés de safran, de poivre, de cannelle parfument l’air ambiant, on trouve également des vendeurs de cerfs-volants ou de chapeaux coniques.
Dans chaque village que nous traversons, des longues tiges de bambou décorées sont plantées le long des trottoirs, juin est une période intense en cérémonies balinaises et partout on peut admirer des décorations de rues. Sont également présents dans les rues les drapeaux des pays participant à l’Euro 2012 car les Balinais s’intéressent également au football.
Nous longeons des vergers remplis d’orangers et des champs d’hortensias avant d’arriver sur les hauteurs de la colline d’où on peut admirer le beau lac Buyan en contrebas.
Une petite pause au temple Pura Ulun Danu construit sur l’eau et lieu de cérémonie d’offrandes à la déesse de l’eau Dewi Dnu.
Arrêt à Tirta Gangga « eau du gange », un ensemble de jardins avec de grands bassins où les balinais viennent se baigner comme à la piscine municipale mais avec un environnement exceptionnel !
Bali est une île parsemée de rizières, celles qui tapissent la vallée avant d’atteindre Ahmed sont particulièrement magnifiques. Plein de petits drapeaux colorés y sont plantés pour chasser les oiseaux.
Les paysans remontent de gros sacs de riz jusqu’au bord de la route, travail éreintant par cette chaleur !
Nous atteignons Ahmed en fin de journée, nous dégotons une jolie petite chambre avec vue sur la mer et la plage de sable noir. Le coucher de soleil sur les hauteurs avec le volcan en arrière plan est superbe !
La pratique du masque et tuba pour essayer de voir de beaux poissons s’avère difficile en raison du fort courant marin, aussi nous décidons de quitter les lieux. La route côtière nous offre encore de superbes panoramas sur les longues plages de sable noir investies par les bateaux de pêche qui ne sortiront en mer qu’à la tombée du jour.
En chemin nous dépassons les vendeurs de poissons qui nous proposent leurs paniers remplis à ras bord de maquereaux et des porteurs de cochon grillé.
Petite pause au bord d’un superbe étang parsemé de nénuphars avant d’arriver sur Denpasar capitale de Bali où nous faisons un saut pour obtenir des informations sur notre visa australien.
Retour sur Ubud, nous nous promenons dans les rizières qui bordent la ville, en plein milieu des champs des artistes peignant des toiles à l’aide de roseau taillé en guise de pinceau attendent tranquillement le passage d’acheteurs potentiels et proposent des tableaux parfois superbes. Si l’endroit est certainement source d’inspiration en raison de la beauté du site, les chances de faire fortune en vendant des peintures sont toutefois très minces !
Les balinais fêtent « Pagerwesi », ce jour est consacré au renforcement spirituel appelé « Portail de fer », les prières et les offrandes sont destinées à sauver l’humanité. Dans la journée des cortèges de fidèles déambulent dans les rues et le soir la foule vient déposer des offrandes par centaines dans les temples.
Nous longeons la péninsule de Bukit vers le temple Luhur Ulu Watu construit au bord de la falaise, même si le temps est couvert la vue reste très belle. De nombreux singes tournent autour des touristes à l’affut de nourriture, l’un d’entre eux arrache en une fraction de seconde notre guide touristique que Didier tenait dans la main en pensant certainement avoir trouvé son goûter !
Nous poursuivons notre ballade le long de la côte, au loin des surfeurs profitent des grosses vagues pour s’élancer sur leur planche.
Alors que nous rentrons vers Kuta, station balnéaire réputée pour la pratique du surf, nous assistons par hasard à une cérémonie funéraire à laquelle tout le village semble assister. Nous interrogeons un villageois au sujet de ladite cérémonie et surtout la raison pour laquelle il y a tant de cercueils alignés, ce dernier nous explique que les défunts sont d’abord enterrés puis, lorsque la famille à réuni l’argent nécessaire, les corps sont déterrés, les os lavés dans la mer et déposés dans les petits cercueils destinés à la crémation pour que les âmes des morts montent au ciel. Les femmes apportent des centaines d’offrandes confectionnées avec du bambou tressé ainsi que des fleurs et des musiciens jouent de la musique traditionnelle, toute la population est rassemblée pour cette grande cérémonie qui ne semble pas triste du tout.
Anecdote : Notre rêve Australien se transforme en cauchemar !
La demande de visa pour l’Australie ne peut se faire que par internet et en anglais, c’est donc déjà une épreuve pour nous car les questions sont parfois déroutantes. L’ambassade nous oblige ensuite à faire une visite médicale et une radio des poumons, nous passons donc une bonne demi-journée à l’hôpital. Ce dernier n’arrive à transmettre les résultats des examens qu’au bout de huit jours, nous apprendrons par la suite que notre bilan de santé est classé B
et que notre dossier sera examiner par un médecin militaire, réponse dans quelques semaines, sauf que nous avons déjà acheté nos billets pour le 26 juillet puisque pour obtenir le visa Indonésien il nous fallait un billet de sortie du territoire
Nous croisons donc les doigts pour que les services de l’ambassade statuent sur notre demande avant notre vol pour Darwin, une lourdeur administrative qui nous a fait perdre un temps précieux sur Bali et qui nous a contraint de faire l’impasse sur les îles de Flores et Komodo, pas très cool !