Du 09 au 17 mai 2012
Après quatre heures de route sinueuse dans les montagnes, nous atteignons Tanah rata l’estomac un peu retourné. Il fait 23° (contre 38° à Kuala Lumpur) autant dire qu’on gèle
!
Les maisons ici sont atypiques et on se croirait en Normandie. Nous arrivons au début de la saison des fraises et nous pensions donc voir des champs entiers de fraisiers mais pas du tout, ces dernières sont cultivées sous serres (ça casse un peu le charme !), sont vendues relativement chères (1,50 euro les 200 g) et n’ont pas un goût extraordinaire, rien à voir avec les délicieuses fraises de Plougastel ! Mais comme nous en avions tellement envie nous en mangeons tout de même plusieurs barquettes avant d’attaquer nos ballades dans la forêt tropicale.
Notre préférée est celle qui grimpe dans la montagne pour atteindre les champs de thé. Le sentier est glissant et pentu, nous escaladons parfois des troncs d’arbres déracinés, couchés sur le sol. Une odeur d’humus et de fleurs fraîchement écloses se dégage dans la chaleur matinale, l’atmosphère est paisible, seul le chant des cigales et des oiseaux nous accompagne. Au loin nous entrevoyons des singes sautant dans les arbres. Nous observons la faune avec attention car nous sommes à la recherche de la nepenthe, une plante carnivore que nous découvrons en fin de parcours, au creux des fougères juste à côté d’une jolie fleur.
Nous atteignons le haut de la colline et rejoignons la route bitumée, contents de sortir de la boue ! Dans la descente, nous remarquons deux gros 4x4 des tours organisés, stationnés près d’un petit chemin s’enfonçant dans la forêt et cela nous met la puce à l’oreille. Nous nous engouffrons donc à nouveau dans la jungle et découvrons, après quelques minutes de marche, des centaines de plantes carnivores de couleurs différentes, autant dire que nous sommes ravis, nous qui voulions tellement les voir ! Ces dernières ne mesurent qu’une vingtaine de centimètres et sont à moitié remplies d’un nectar attirant les insectes ; Le petit couvercle en haut de la fleur se referme dès qu’une bestiole entre dedans et le tout est joué
La nature est tout de même incroyable !
Tout contents de notre découverte, nous reprenons la route qui nous emmène au cœur des plantations de thé et qui offre un panorama superbe.
Alors que le ciel s’assombrit et que le tonnerre gronde, un couple d’Australiens, en voiture, nous propose de les accompagner au musée local, qui ressemble plus à un vide grenier, désorganisé et incohérent
.
Puis nous nous arrêtons à nouveau pour déguster des fraises et boire un thé. A notre grande surprise on nous amène une grande tasse d’eau chaude et un sachet Lipton !
Route vers Pénang ; Ici encore les différentes ethnies vivent dans une coquille de noix. Une petite ballade dans Georges Town nous fait découvrir de belles demeures coloniales plus ou moins bien entretenues et de nombreux édifices religieux dont la mosquée du Capitaine Kelling et le temple hindou Sri Mariamman dont la tour d’entrée représente la frontière entre notre monde et les cieux. Dès notre entrée à l’intérieur du temple, un fidèle nous invite à nous approcher d’une statue, nous applique avec son index de la cendre sur le front puis nous réclame de l’argent avant même qu’on est compris le sens de son geste, nous quittons le sanctuaire du dieu « Argent » sans tarder
.
Nous pénétrons dans le temple de la déesse de la Miséricorde où de nombreux fidèles viennent brûler des billets factices ou de l’encens puis dans l’église Saint Georges, la plus ancienne église anglicane du sud-est asiatique.
Passage devant l’hôtel de ville composé de deux superbes édifices avant de longer le front de mer en passant devant les canons du Fort Cornwallis et le phare où les oiseaux font une petite pause avant de reprendre leur envol. Nous contournons la tour de l’horloge mesurant 18 mètres de haut et commémorant les 60 ans de règne de la reine Victoria.
Durant trois jours nous ne nous lassons pas de sillonner les charmantes rues de la ville à la découverte de ses divers attraits mais également de son côté obscur avec ses Ladies boys se promenant la nuit sur les trottoirs en quête d’affection
.
Nous enfourchons un scooter pour faire le tour de l’île et voir d’autres temples trônant tout en haut des collines. La statue de Kuan Yin, déesse de la miséricorde, tout en bronze et mesurant plus de 30 mètres de haut surplombe la ville, autour de l’immense édifice des jardins avec petits bassins ainsi que les animaux en pierre représentant les signes du zodiac chinois. Puis nous redescendons la colline jusqu’au temple bouddhiste Kek Lok Si où plusieurs monuments forment un ensemble magnifique. Au cœur du complexe se dresse la pagode, lumineuse et gigantesque, à l'intérieur de laquelle sont peints 10 000 bouddhas. Nous grimpons au sommet des sept étages de cette dernière afin de découvrir le panorama sur la ville.
Déjà 18 heures ! Nous filons à toute vitesse vers le temple Chayamangkalaram où l’on peut voir un bouddha couché de 33 mètres, hélas le temple est fermé mais juste en face, nous découvrons le Dharmikarama Burmese, un autre ensemble de petits édifices originaux entourés d’un jardin où se trouvent de jolies statues et un globe terrestre.
Petite anecdote : A notre hôtel, vers 22h, des problèmes de courant nous laissent sans lumière par intermittence, dans notre chambre on entend une petite explosion au niveau de la prise, notre chargeur de batterie de l’ordinateur vient de griller ! Puis les problèmes s’accentuent, à minuit finalement on nous transfère dans une chambre sans climatisation
Dès le lendemain matin, nous demandons réparation et proposons au gérant de racheter un nouveau chargeur à condition qu’il nous rembourse. L’affaire semble réglée mais à notre retour le gérant ne veut plus payer la facture. Très en colère, nous décidons d’aller nous plaindre au commissariat d’à côté sans grande conviction. Après notre réclamation, le policier demande à Didier d’enfourcher le scooter de la police avec ce dernier et après une petite discussion à l’hôtel, retour au poste de police. Le policier nous rembourse avec le sourire en nous souhaitant une bonne fin de journée
. Pourquoi donc est-ce la police qui nous indemnise ? Cela aurait pu être l’objet de l’énigme n°15 mais nous n’avons pas la réponse !