Il y a des jours où vous me manquez tant
Toi mon fils, ma chair
Mes sœurs et frères de sang
Mes sœurs et frères de cœur
J’ai emporté vos visages dans mes bagages
Mais vos sourires et vos voix me manquent
Recevez ces petits bouts de vie
Comme une toile que je tisse entre vous et moi
Pour que le lien qui nous uni
Ne soit jamais rompu
Jeudi 15 Décembre 2011
Arrivés à Battambang nous empruntons les vélos de l’hôtel pour nous enfoncer dans les villages où la rencontre avec le quotidien des habitants nous fascine toujours autant.
Les habitations sont plus que sommaires même si quelques ornements de buissons feuillus et de balcons fleuris viennent parfois égayer les abords des maisons de bois et de paille.
Après des kilomètres parcourus sous une chaleur de plomb, nous atteignons la petite parcelle de voie ferrée où le bambou-train, attraction pour les touristes mais également moyen de transport des locaux, nous emmène à travers la campagne. Nous sommes cahotés sur ce « radeau sur rail » dans un bruit assourdissant comme deux gros sacs de riz, mais c’est plutôt amusant !
Retour à l’hôtel à fond les pédales car nous devons être à l’heure pour le spectacle « rouge », émouvant ballet associant danse et acrobatie, effectué par de jeunes cambodgiens passionnés. Le thème de la guerre et de ses douloureuses séquelles est abordé au travers d’une chorégraphie à la fois tonique et gracieuse, un véritable moment d’émotion !
C’est une association française dont l’un des partenaires est la ville de Torcy, tout près de chez nous en France, qui aide les jeunes défavorisés à échapper au quotidien par le biais d’activités artistiques (peinture, théâtre, cirque).
Puis, en sortant du spectacle, nous allons dîner chez Patrice, un français exerçant son art culinaire depuis quelques années au Cambodge, la saveur des plats dans notre assiette dégage autant de charme que le nom de « pomme d’amour » donné à l’enseigne de cet établissement où la passion et le talent ne font qu’un.
Vendredi 16 Décembre 2011
Bien assis sur notre scoot , sans pédaler cette fois, nous retournons vers d’autres villages où des dizaines de « hello » et de sourires nous attendent . C’est la mise en sac du riz et les paysans sont débordés. Sur les bords des routes on peut également voir sécher des cacahuètes, des galettes de riz ainsi que des fines tranches de bananes que vous retrouverez peut-être sur votre table dans quelques semaines, qui sait !
Nous rentrons en longeant le lac par la route de terre et sommes bien contents de pouvoir prendre une bonne douche en rentrant pour nous débarrasser de toute la poussière que nous avons ramenée avec nous.
Samedi 17 Décembre 2011
Journée bus, la distance à parcourir n’est pas bien longue mais en voyant l’état du car on comprend très vite qu’on mettra beaucoup de temps ! La climatisation fait un bruit terrible et au dessus de nos têtes l’eau s’écoule par des fuites autour des bouches de ventilation, à chaque virage nous prenons la douche ! Impossible de se reposer à cause de la musique cambodgienne qui passe en boucle à fond dans les enceintes qui grésillent. Avec les arrêts dans tous les villages c’est en tout 12 heures que nous mettrons pour parcourir les 450 kms jusqu’à Kampot, un vrai supplice !
Dimanche 18 et Lundi 19 Décembre 2011
C’est à Kampot que l’on trouve les meilleures plantations de poivre du pays. Rasées par les Khmers rouges au profit de rizières, les cultures de poivre sont relancées depuis seulement quelques années et il parait que c’est le meilleur poivre du monde, nous l’avons effectivement trouvé excellent même si les cuistots en abusent un peu trop par ici ! En ce moment c’est la récolte du poivre vert et en avril-mai ce sera le poivre noir.
Nous parcourons les routes de terre en traversant la campagne où les paysans coupent les dernières pousses de riz et des villages où les enfants jouent dans le peu d’eau qu’il reste dans les marres.
Puis nous nous rapprochons du bord de mer et des marais salins qui sont pour le moment remplis d’eau, il faudra attendre février pour commencer à récupérer le sel laissé par la mer.