Du 18 au 27 Février 2012
Départ en bus pour Bagan. Au cours du voyage on aperçoit les pipelines traversant les collines sur des centaines de kilomètres pour acheminer le gaz vers la Chine, les Birmans travaillent sur les routes avec des méthodes datant du moyen âge (les hommes cassent les pierres à la masse, les femmes les portent dans des panniers d'osier pour les étaler sur la chaussée et le goudron est coulé à la main ).
A deux pas de la vieille ville, le site exceptionnel de Bagan où des temples par centaines abritant un ou plusieurs bouddhas s’étendent sur toute la plaine, offre un spectacle grandiose. Lorsque l’on a l’opportunité d’accéder au sommet des monuments pour avoir une vue d’ensemble, le panorama est à couper le souffle !
A l’heure du déjeuner nous nous arrêtons pour nous restaurer dans une petite gargote en plein air comme il en existe tant par ici. Alors que nous finissons nôtre assiette, nous apercevons la cuisinière vider les assiettes contenant les restes des clients dans la cocote qui mijote sur le feu, bon appétit les amis ! Puis nous poursuivons notre route à travers le site ; Après un petit arrêt pour admirer un splendide stupa, nous nous rendons compte que l’un de nos vélos est crevé, nous trouvons, comme par hasard, à quelques mètres à peine du lieu, un jeune homme qui possède tout un arsenal pour réparer la crevaison et qui nous propose tout un tas d’objets à acheter en échange des ses services. Nous lui réglons la réparation et repartons remplis de doute
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Après deux jours de visite on est bien loin d’avoir fait le tour du site mais notre logement est minable et nous commençons à avoir une overdose de temples, nous partons donc pour Kalaw. Huit heures de route dans des conditions pénibles, assis sur les strapontins d’un vieux bus, jambes écartées pour laisser s’assoir une personne supplémentaire sur un tabouret en plastique, nous serons en tout 52 passagers (42 + 10 sur le toit !) dans un car en contenant 32. La climatisation étant inexistante nous sommes obligés de laisser les fenêtres ouvertes, le petit vent frais nous envoyant au passage des tonnes de poussière, mais nous avons désormais l’habitude des bus birmans et nous prenons notre mal en patience
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Ayant dégoté une belle chambre d’hôtel, nous prenons le temps de nous attarder quelques jours dans la petite bourgade de Kalaw où les ballades à pieds sont plaisantes et où le climat est moins chaud puisque nous sommes à 1327 mètres d’altitude.
Une fois le mal de gorge que Didier a attrapé dans le bus soigné par l’absorption de thé parfumé au gingembre, au citron vert et au miel, nous décidons d’effectuer le trek de trois jours qui relie Kalaw au Lac Inle. Ce parcours effectué avec Cécile et Benoit, deux jeunes parisiens adorables, est un véritable moment de bonheur ! Nous traversons les montagnes et au loin, s’étend un patchwak multicolore de champs de gingembres, de cacahuètes et de pommes de terre entre autres. Alors que nous nous arrêtons dans un village pour nous restaurer chez d’adorables papy et mamy, ces derniers nous font part de leur nostalgie du temps passé, sans scooter (seulement quelques uns dans le village !), lorsque les enfants et petits enfants écoutaient les anciens et ils sont complètement fascinés de voir nos vidéos sur les danses traditionnelles en Chine, un moment très touchant.
Nous assistons aux scènes de la vie locale : le travail des femmes aux champs, des hommes à la confection de paniers en bambou tressé ou aux transports en char à bœufs, des enfants qui jouent sur les routes de terres.
La deuxième nuit, alors que nous devions dormir au monastère, nous ne trouvons pas de place disponible et c’est l’institutrice du village qui nous héberge gentiment chez elle pour la nuit. Parlant parfaitement l’anglais, elle nous raconte un peu sa vie et celle de ses deux fils, moines, dont un habite le monastère juste en face. Après une toilette de chat dans l’eau précieuse du puits, un repas confectionné par nos deux guides de rando, une veillée sous un ciel rempli d’étoiles scintillantes et une courte nuit à dormir à même le sol en bambou (un petit chaton s’est blotti entre les jambes de Didier toute la nuit), nous contemplons le levé du jour dans la brume et nous regardons avec curiosité la maitresse de maison frotter sur une pierre ronde, plate et humide, l’écorce de l’arbre qui lui permet d’obtenir la substance pour se farder le visage à la mode birmane pour la journée.
Puis nous allons récupérer le bateau qui nous emmène à travers les canaux jusqu’au lac Inle. Les pêcheurs s’affèrent sur leur petite embarcation, ils ont une technique particulière qui consiste à pagayer debout, avec le pied droit, laissant les deux mains libres pour tirer les filets de pêche.
Nous louons des vélos pour nous enfoncer dans les terres où nous visitons une fabrique de sucre de canne où les hommes peinent sous une chaleur étouffante pour faire cuire de jus de canne à sucre qui prend une belle couleur doré. Ce dernier est ensuite coulé dans de gros barils en attendant son refroidissement et son transport à travers le pays.
Dans les rizières, Didier ne se fait pas prier pour vider le surplus d’eau d’une parcelle de plantation de riz façon birmane et nous sommes tous deux invités à prendre le thé avec les femmes qui démarient les jeunes pousses de riz pour les replanter dans les terres trempées.
Visite des vignes et dégustation de vin au « Red Mountain estate » où un Français associé avec un riche birman s’expérimente depuis 2002 à la viticulture. Après avoir testé différents cépages de vins Français, Italiens et Espagnols, seuls quelques uns ont supporté la terre et le climat. Les premières mises en bouteilles ne datent que de 2010 et ne sont vendues qu’au Myanmar. Nous goûtons le Sauvignon blanc, le Chardonnay ainsi que le Cabernet sauvignon sans être toutefois conquis par le contenu de nos verres en ayant la nostalgie des excellents crus de notre terre natale.
De retour à notre guest house, le propriétaire nous propose gentiment de manger à l’hébergement mais lorsque la note arrive sur notre table elle est trois fois plus élevée que dans les restaurants classiques ! Devant cette attitude décevante, nous partons sur Bago dès le lendemain